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Orphée Aux Enfers

Opéra-Bouffe de Jacques Offenbach, mis en scène à La Passerelle86

Photos Francis Mayet et Lydia Averty

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J’ai abordé cette satire de la mythologie imaginée par Offenbach, Crémieux et Halévy comme un terrain de jeu radicalement théâtral, fondé sur le contraste. Tout y est inversé : l’Olympe et les Enfers s'inversent , Orphée et Eurydice se détestent, et l’Opinion publique devient un personnage incarné, moteur de l’action.

Ma mise en scène s’est avant tout construite autour de la direction d’acteur et du jeu des chanteurs, un axe volontairement central et encore trop rare à l’opéra. J’ai cherché un engagement total des interprètes, une précision du geste, du regard et du rythme, afin que la comédie naisse du jeu lui-même et non uniquement de l’effet ou du décor. Sur scène, plus de quarante interprètes, comédiens et musiciens, partagent l’espace et le récit dans une dynamique collective joyeusement exigeante.

La scénographie a été pensée comme une succession de tableaux, presque comme des peintures vivantes. Chaque acte possède son univers propre, des images volontairement stylisées, pour permettre à la farce de détonner avec encore plus de force dans ces mondes extraordinaires.

Les costumes, entièrement réalisés à la main, participent pleinement à cette lecture. Ils s’appuient sur des silhouettes issues de l’inconscient collectif, immédiatement identifiables, plongeant le spectateur dans une Grèce antique fantasmée, entre références connues et liberté de ton.

"Le metteur en scène Thibaut Thezan retrouve surtout l’esprit de 1858 par la grande liberté de ton, le rythme et la création d’un univers jouissif et décalé dont il nourrit sa proposition. Le côté « cour d’école » de l’opéra bouffon (qui reposait chez Offenbach sur une troupe que s’était appropriée le public) est équilibré par des tableaux au service de la parodie et de la satire. [...] Il conduit ses personnages à bien typiser leur rôle pour les faire aller avec naturel vers le public, en laissant aussi la part de spontanéité propre à chacun. [...] On chante chez Offenbach comme dans un opéra sans cesser d’être comédien !" - Didier Roumilhac - Théâtre Musical Opérette

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